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Envie de manger tout le temps, et prise de poids ?

Dernière mise à jour : 11 juil.


Alors avez-vous envie de manger tout le temps, et prenez-vous du poids, souffrez-vous de coups de pompes, de fatigue aussi ? Et bien il faut prendre en compte la possibilité que vous souffriez peut-être d’une résistance à l’insuline.


Car l’insulinorésistance vous embarque dans un cercle vicieux, ou personne n’a envie d’être. Aujourd’hui vous allez donc en savoir plus sur l’insulinorésistance, qui peut-être, est la raison de votre envie de manger davantage, de prise de poids, et souvent de fatigue.


Bien-sûr, nous allons voir les solutions qui s’offrent à vous en seconde partie de cet article. Alors c’est quoi la résistance à l’insuline ?

L’insuline produite par votre pancréas est une hormone qui agit comme une clé. Elle indique à l’ensemble de vos cellules du corps de prendre le glucose qui arrive. Pour que le glucose puisse rentrer, il faut aussi que les récepteurs à l’intérieur de vos cellules soient ouverts, près à réceptionner le glucose. Le problème est que pour certaines personnes, les récepteurs dans les cellules sont fermés et pas ouverts pour recevoir le glucose. Et même si l’insuline à la clé, et indique à vos récepteurs de s’ouvrir, ça ne fonctionne pas. Imaginez les récepteurs comme des cadenas, ils ne veulent pas s’ouvrir. Donc, que fait le pancréas, il produit encore davantage d’insuline.


Peut-être va-t-il y arriver en forçant les choses, en apportant peut-être plus d’insuline, les récepteurs vont finir par s’ouvrir ? Malheureusement non, et le problème d’avoir plus d’insuline qu’il ne faudrait dans le sang, provoque des envies de manger, le stockage des graisses, une prise de poids et une inflammation dans le corps. C’est ce que nous appelons le cercle vicieux de la résistance à l’insuline.


L’insuline élevé active l’envie de manger, et cause le plus souvent des envies pour le sucre, hydrates de carbones comme le pain, les pâtes… Cette nourriture force encore votre pancréas à produire plus d’insuline, et cette même insuline indique à votre corps de stocker les graisses. Donc pour sortir de ce cercle vicieux il faut activer vos récepteurs d’insuline dans vos cellules afin qu’ils puissent enfin recevoir le glucose. Votre pancréas n’aura pas à produire davantage d’insuline, et vous ne rentrerez pas dans le cercle vicieux (plus faim, prise de poids…). Alors il faut quand même s’interroger.


Quels sont les causes de la résistance à l’insuline ? La première des causes est dû à l’alimentation, la consommation de sucres et d’amidons. Deuxième cause, la graisse viscérale, lors d’un test avec l’impédancemètre comme j’ai au cabinet, nous pouvons mesurer cette graisse, à ne pas confondre avec la graisse sous-cutanée que l'on peut stocker n'importe dans le corps et pincer avec nos doigts. Non, la graisse viscérale est un type de gras particulier qui se loge dans la cavité abdominale et entre nos organes : intestins, foie, estomac.


Plus vous avez de graisse viscérale, en général au-delà de 13, vos risques augmentent considérablement pour développer de la résistance à l’insuline et un diabète. Est-ce que certains indicateurs physiques pourraient vous alerter de faire de la résistance à l’insuline ? Oui, au-delà de l’envie d’avoir des fringales, de prendre du poids, d’être fatigué, ou de l’analyse de votre graisse viscérale, il y a des signes que vous pouvez constater par vous-même, si par exemple :

- vous avez un corps en forme de pomme,

- avoir des acrochordons (un excès de peau au niveau du cou),

- souffrir d'acanthosis nigricans, dans ce cas, la peau possède des tâches hyperpigmentées.


Alors au-delà de ces détails physiques, la résistance à l’insuline est délétère pour l’ensemble des organes de l’organisme, cela peut conduire à de multiples pathologies chroniques et au cancer. Cela peut mener au « foie gras », car la surproduction d’insuline incite votre foie à stocker plus de graisses, et cause aussi une inflammation au niveau des vaisseaux sanguins ce qui peut mener à une crise cardiaque, et au niveau du cerveau cela peut mener à un AVC, démence ou Alzheimer. Cela peut aussi endommager vos reins conduisant à avoir besoin de dialyse sur le long terme.


Si vous voulez être certains du diagnostic d’insulinorésistance, je vous propose de prendre contact avec votre médecin et de demander un bilan sanguin incluant 3 différents marqueurs :

- Un : la glycémie à jeun.

- Deux : l’hémoglobine glyquée (HBA-1c) car contrairement à la glycémie à jeun, ce marqueur vous permet d’obtenir une image globale de votre glycémie moyenne au cours des 2 à 3 derniers mois, et sans symptômes, c’est le seul moyen de savoir si vous souffrez de résistance à l’insuline, êtes prédiabétique. Même avec une glycémie à jeun bonne vous pouvez souffrir de résistance à l’insuline et être prédiabétique. En fait, beaucoup de personnes sont prédiabétiques mais en testant uniquement la glycémie du matin à jeun, et bien vous ne pourrez pas le savoir, et donc resté des années sans avoir connaissance que vous développez doucement un diabète.

- Trois : Marqueur essentiel, demander l’insuline à jeun, cela reflète le potentiel du pancréas à secréter l'insuline proportionnel à vos niveaux d’absorptions d’hydrates de carbone. Et si vous voyez que votre niveau d’insuline est élevé, et bien c’est un marqueur qui signale une maladie métabolique, résistance à l’insuline, risque de diabète.


Le test HOMA peut être aussi demandé, il prend en compte dans son calcul les résultats de certains marqueurs que nous avons vu précédemment. Avec l’ensemble des résultats, votre docteur vous confirmera ou non si vous souffrez d’insulinorésistance.


Vous êtes concerné par la résistance à l’insuline, alors quoi faire ? Enfin, voici mes solutions ! Et bien 2 options s’offrent à vous. La première est de prendre une médication spécifique par le biais de votre médecin.


La deuxième option est d’aller à la cause du problème, et stopper le pancréas à surproduire de l’insuline, en activant quoi ? J’espère que vous avez suivi, oui en activant les… les récepteurs d’insuline dans vos cellules. Cette deuxième option va permettre de contrôler votre niveau de glucose dans le sang, de réguler la résistance à l’insuline, et de réduire aussi l’inflammation qui est en lien au niveau du corps. C’est votre choix de choisir entre ces deux options. Sachez que l’insulinorésistance et le diabète de type 2 sont guérissable.


Vous voulez la deuxième option ? Alors restez ici. Je vais vous proposer 4 conseils à inclure dans votre quotidien.


Premièrement je vous recommande une alimentation faible en hydrates de carbones, comme le régime Paléo qui est un régime sans hydrates de carbones, sans pain, sans pâtes, sans farines, sans toute autre céréale. C’est important car vous éviterez ainsi de faire monter votre glycémie et donc vous limiterez la production d’insuline. Pour faire simple, plus votre alimentation contient en majorité du pain, des pâtes et autres céréales, et bien vous avez plus de risques de développer de la résistance à l’insuline ou un diabète. Il faut changer cela, c’est pour ça que je vous conseille le régime Paléo.


Deuxième conseil, le jeûne intermittent. Pour les personnes en surpoids ou obèses, en enlevant le petit-déjeuner par exemple, vous allez augmenter la combustion des graisses, et avoir des effets bénéfiques sur votre métabolisme (baisse de la glycémie, et amélioration de la sensibilité à l’insuline). Le jeûne intermittent est idéal quand on veut briser le cercle vicieux de la résistance à l’insuline. Tout ce que nous recherchons. Donc zappé le petit-déjeuner. Et si vous êtes un adepte du café, pas de problème, vous pouvez prendre celui-ci avec un peu d’huile MCT pour vous donner de l’énergie.


Troisièmement, introduire, je pense que vous me sentez venir, je le répète souvent, oui l’activité physique ! C’est est un très bon moyen d’ouvrir les récepteurs à l’insuline dans vos cellules. La marche rapide est parfaite à partir de 6km/heure pendant 30 minutes chaque jour. Un autre moyen d’ouvrir vos récepteurs, la musculation, faire des pompes, des squats, bref, diversifier les exercices.


Quatrièmement, Intégrer des suppléments, ce que je propose le plus souvent, un complexe de vitamine B pour booster votre énergie, la berbérine, le chrome, la cannelle pour participer au bon fonctionnement du système de transport du glucose à l'intérieur des cellules, contribuant au maintien d'un taux normal de glucose dans le sang. Puis l’acide alpha lipoïque, en cas de neuropathie périphérique, complication possible en cas de résistance à l’insuline, diabète. L’acide alpha-lipoïque est un puissant antioxydant qui va aider à stimuler les nerfs et à régénérer les fibres nerveuses, prévenant ainsi la progression de la maladie. Enfin l’huile de poisson riche en omega-3 pour ses vertus anti-inflammatoires. Afin de vous encourager, je vous partage les résultats d’un de mes clients.


Paul est venu en août 2022 à mon cabinet, je vous montre ses résultats à l’écran. Grâce à l’impédancemètre, je peux voir qu’en août, Paul pesait 132 kilos, il souffrait alors d’obésité avec l’ensemble des risques que cela représente pour sa santé. Après des changements alimentaires et l’introduction de l’activité physique quotidienne, il a perdu 44 kilos. Il a perdu de la graisse sous-cutanée, oui, mais surtout de la graisse viscérale, celle qui est plus problématique pour la santé. Nous avons vu qu’au-delà de 13 cela augmentait les risques de résistance à l’insuline et de diabète. Le niveau de graisse viscérale de Paul était de 20, et aujourd’hui il est à 6. Moins vous avez de graisses viscérales, moins vous avez de risques de développer des maladies. Donc bravo Paul pour ses résultats, et aujourd’hui, croyez-moi, quand je le vois au cabinet, oui il a perdu son poids, et il a surtout gagné la santé, et une nouvelle énergie, c’est un autre homme. J’espère que cela vous aura inspiré, car oui c’est possible de changer.








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