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Symptômes en cas d'intolérance à l'histamine ?

Dernière mise à jour : 7 févr.


Symptômes en cas d'intolérance à l'histamine ?

Avez-vous des doutes sur le fait d’avoir justement une intolérance à l’histamine ?


Et bien peut-être que vous allez le découvrir avec cet article aujourd’hui.


Car si vous avez actuellement une dysbiose intestinale, souffrez de candidose, SIBO… Souvent il y a comme cause à effet une intolérance à l’histamine. En tout cas, c’es


t ce que je vous propose de vérifier aujourd’hui, et de vous guider sur des solutions possibles.


Et vous allez voir que dès fois nous pouvons confondre intolérance à l’histamine et allergie. Car si après avoir mangé un aliment, vous avez le nez qui coule, une rougeur autour de la bouche, des démangeaisons : il est important de vous demander si c’est une allergie alimentaire ou une intolérance à l’histamine ? Car ce qui peut sembler de prime abord être une allergie alimentaire pourrait bien être dû à une intolérance à l'histamine, et vice versa. Il faut justement faire la distinction entre les deux.


Pour savoir à quoi sont dû vos symptômes de réaction aux aliments, si vous avez un doute, une analyse de sang concentrée sur l'allergie alimentaire peut vous aider à y voir plus clair. C’est important de faire le point avec votre médecin, car en cas d’une allergie, même si certains symptômes peuvent être similaire, le mécanisme n’est pas pareil, et donc la prise en charge est différente.


Dans cet article, je vous propose de faire le point sur l’intolérance à l’histamine, c’est-à-dire quand le corps n’arrive pas à décomposer un excès d’histamine, et provoque une multitude de symptômes. Pourquoi, comment ? et bien je vous propose d’aller un peu plus en détail maintenant. Si l’organisme est incapable de dégrader l'histamine assez rapidement après avoir consommé certains aliments, les symptômes peuvent apparaître immédiatement, ou jusqu'à deux heures plus tard. Et comme l'histamine peut s'attacher à certaines cellules du corps entier et déclencher des réactions inflammatoires, l'intolérance à l'histamine est souvent ressentie dans de nombreuses parties du corps.

Donc par exemple, au niveau du système digestif, vous pouvez avoir des crampes à l’estomac, la diarrhée, des remontées acides.


Au niveau pulmonaire et des voies respiratoires, vous pouvez avoir de la toux, difficulté à avaler, le nez qui coule.


Au niveau du système cardiovasculaire, vous pouvez observer des changements dans la tension artérielle, palpitations, arythmies cardiaques.


Au niveau de la peau, vous pouvez avoir des démangeaisons cutanées plus ou moins fortes.


Au niveau hormonal, pendant la menstruation, les symptômes de l'intolérance à l'histamine peuvent aussi être plus graves. Des symptômes menstruels plus prononcés, crampes douloureuses dans l'abdomen.


Au niveau du système nerveux, des maux de tête, migraine, étourdissements. Et comme l’histamine intervient comme neurotransmetteur, une trop forte concentration d’histamine peut être à l’origine d’anxiété, et d’insomnie.


Alors pourquoi le corps n’arrive-t-il pas à dégrader l’histamine correctement ? Ce qui peut causer l’ensemble des symptômes que j’ai cités. Et bien je vais vous donner un exemple que vous devez connaître. Vous avez peut-être entendu parler de l’intolérance au lactose, vous savez certaines personnes manquent d’enzymes de lactase pour digérer le lactose dans certains produits laitiers. Et bien ici, dans le cas de l’intolérance à l’histamine, nous sommes aussi face à une déficience d’enzymes. Car l’organisme est censé réguler la dégradation de l’histamine par deux enzymes, l’histamine N-méthyltransférase (HNMT), et la diamine oxydase (DAO).


Normalement, l’enzyme (DAO) présente naturellement dans l'intestin, décompose l’histamine en excès dans le corps. Si cette enzyme ne fonctionne pas correctement ou qu’il n’y en a pas assez, une intolérance à l’histamine apparaît. Et en cas d’intolérance à l’histamine, c’est l’enzyme DAO qui est principalement perturbée, c’est pour cela que je porte mon attention sur elle aujourd’hui.


En fait il faut savoir que la production d’histamine est produite par une enzyme appelée histidine decarboxylase. Cette enzyme est produite par des bactéries de notre microbiote (flore intestinale). Et aujourd’hui nous connaissons les bactéries du microbiote responsables de la production d’histamines comme par exemple la Klebsiella, Enterobacter en autre. Et devinez quoi, si ces bactéries sont en trop grande quantité dans votre microbiote, vos risques de développer une intolérance à l’histamine augmentent. Et en plus ces mêmes bactéries inhibe la production de DAO, l’enzyme censé décomposer l’histamine.


En fait, je n’ai jamais rencontré une intolérance à l’histamine isolé, il y a en général une dysbiose intestinale associée (troubles du transit, ballonnements, gaz, mal digestion...). Alors en attendant de réguler une dysbiose et de travailler sur les causes, il est important pour vous de savoir si vous avez une intolérance à l’histamine.


Et pour cela, je vous propose de retirer certains aliments de votre alimentation pendant 14 jours. Si vous remarquez une amélioration rapide, c'est une indication d'une intolérance à l'histamine.


Voici ces aliments riches en histamine : bouillon d’os, légumes fermentés, fromage affiné longtemps, vinaigre balsamique, sauce soja, poissons en conserve, poisson fumé, charcuterie… Il y a aussi d’autres aliments : épinard, avocat, tomate, aubergines, banane, ananas, champignons, lentilles, arachides, chocolat, café sont aussi à éviter si ceux-ci provoquent chez vous des symptômes. Car à l’exemple du vinaigre de cidre, celui-ci est en général très bien toléré et pourtant fermenté.


Par contre attention aussi à certains fruits qui ne sont pas nécessairement riches en histamines, mais qui engendre la production d’histamine par le corps, il s’agit des oranges, fraises et citron. Et essayé de manger toujours le plus frais possible. En fait, plus l’aliment est frais, moins celui-ci contient d’histamine, plus il est âgé comme avec le processus de fermentation, ou comme laisser des restes d’aliments que vous allez manger le lendemain, plus les aliments vont contenir de l’histamine. La cuisson aussi est importante, la friture, les grillades élève le niveau d’histamine dans l’aliment contrairement à la cuisson vapeur.


Comme je vous ai indiqué c’est une éviction de 14 jours de ces aliments qui va vous permettre de déterminer une intolérance à l’histamine, c’est le test le plus simple et le plus fiable. Par contre, après il va falloir tester chaque aliment, peut-être que certains aliments ou une quantité spécifique n’engendre pas de symptômes chez vous, il va falloir tester. Et en parallèle, il va falloir travailler sur le microbiote.


Car si votre intolérance à l’histamine n’est pas dû à une problématique d’ordre génétique, c’est-à-dire que cette intolérance à l’histamine est survenue récemment, il y a des origines en lien avec votre microbiote (flore intestinale) qu’il faut prendre en compte, et de ça va déprendre le traitement pour résoudre cette intolérance à l’histamine.


Alors une boisson aussi à éviter : l’alcool car riche en histamine de par le principe de fermentation lors de sa fabrication, mais en plus elle inhibe l’enzyme DAO, donc à éviter. C’est un point important à savoir, qu’est-ce qui comme dans l’exemple de l’alcool inhibe, tout du moins provoque la carence d’enzyme DAO. Avez-vous par exemple des problèmes intestinaux, ballonnements, une dysbiose intestinal : syndrome du côlon irritable, gastrite, maladie de Crohn, SIBO, SIFO ? Ça le test des selles va nous donner des informations. Il va aussi nous indiquer si vous souffrez d’une perméabilité intestinale, en effet des modifications de la muqueuse intestinale peuvent faire en sorte que la DAO ne soit plus produite en quantité suffisante. Une carence en vitamines et oligo-éléments, comme le zinc, la B6… peut aggraver la problématique, ça une prise de sang peut vous l’indiquer.


Et il y a aussi certains médicaments qui provoque la carence en DAO, je vous mets la liste à l’écran : antibiotiques, analgésiques, antalgiques comme le paracétamol, l’ibuprofène, Ambroxol (sirop antitussif), Métoclopramide (contre les nausées, vomissements), Propafénone (utilisée pour traiter l'arythmie (rythme cardiaque irrégulier) et pour maintenir un rythme cardiaque normal), Vérapamile (utilisé pour le traitement de l'hypertension artérielle, de l'angine de poitrine et de la tachycardie). Si vous prenez l'un de ces agents, médicaments régulièrement, et présentez des symptômes d'intolérance à l'histamine, consultez votre médecin. Changer de médicament peut suffire à soulager les symptômes.


Parlons maintenant des solutions. En fait, toute la stratégie va dépendre des résultats de vos analyses de selles, bilan sanguin, de vos symptômes et de votre hygiène de vie actuelle (alimentation, stress, activité physique...). Car si la dysbiose intestinale est en soit à l’origine de votre intolérance à l’histamine, il va falloir travailler sur la cause de cette dysbiose, revoir votre hygiène de vie va être essentielle, obligatoire. Dans ce sens je propose au cabinet un plan alimentaire personnalisé en fonction des résultats (est-ce que vous avez une infection fongique, bactérienne, comme traiter une candidose, un SIBO, SIFO ?).


Ensuite, si la personne est prête à revoir son hygiène de vie, je peux proposer des compléments antifongiques ou antibactérien pendant une période précise (berbérine, l’origan, l’Allicine). Si perméabilité intestinale, la Glutamine peut être utile. Si inflammation (là aussi indiqué par le test des selles) : les IgG immunoglobulines sont utiles.


Chaque résultat du test de selle est différent et je dois personnaliser le traitement en fonction de chaque personne. Si vous ne travaillez pas sur les causes vous n’allez pas résoudre votre intolérance à l’histamine. Et les médicaments (antihistaminiques) ne sont pas la solution sur le long terme, non, je vous propose plutôt des compléments ici : vous pouvez penser à la quercétine, NAC, la vitamine C, la vitamine D. Il faut aussi évaluer vos capacités digestives, évaluer une hypochlorhydrie, ou peut-être avez-vous besoin d’enzymes digestives par exemple...


Vous pouvez aussi apporter l’enzyme DAO, ou incorporer davantage de légumes et fruits frais, sauf ceux riches en histamine bien-sûr. L’huile d’olive a un effet favorable sur la production naturelle de DAO, les céréales sans gluten serait aussi à privilégier comme l’avoine, le riz, le quinoa, le millet.


Ensuite, selon les cas, je peux proposer certains probiotiques (bifidobacterium, S. Boulardii), prébiotiques comme la fibre de gomme de guar hydrolysée, et postbiotiques, c’est-à-dire les métabolites, substances que produisent les bactéries dans un microbiote sain.


J’utilise aussi dans certains cas le jeûne intermittent pour laisser du temps au corps afin d’éliminer une partie de l’histamine. Chaque personne doit recevoir un plan personnalisé en fonction de ses habitudes de vie.

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